Maman, vendredi c'est knacki ! Une histoire d'habitudes et de caprices.... 
 

Voici comment l'histoire se poursuit :
Marre des habitudes qui nous rendent esclaves, marre d'un "t'avais dis que..." ou d'un "d'habitude je..."
 C'est dans mon ras-le-bol que j'ai cherché à comprendre pourquoi j'en étais arrivée là et donc à comprendre que l'expérience d'une souffrance est nécessaire pour ressentir le besoin de changer les choses.
    
" Maman, ce soir on mange des knacki !"
 
Ce sont donc ces quelques mots, pourtant répétés maintes fois, qui ont provoqué l'électrochoc attendu par mon être.
 
"Qui est mon Être ?"
 
Pour faire simple, mon être est ma conscience ou celui qui est représenté dans certains dessins animés américains par un petit ange au dessus de ma tête. Celui-ci ne criait pas assez fort jusqu'à maintenant pour que je l'entende, mais aujourd'hui il a gagné.
Je ne peux plus obéir à mon démon qui me susurre en permanence que le vendredi "c'est knaki ! "
 
 
Ma fatigue de la semaine, l'heure tardive à laquelle je finis de travailler, le réfrigérateur vide étaient autant de bonnes raisons pour mettre en place cette routine qui a finit par devenir une habitude. 
 
Mais voilà, aussi pratiques qu'elles puissent être, ces saucisses ont créé chez mes enfants une forme de dépendance qui, si elle n'est pas assouvie, mène tout droit, au CAPRICE.
 
Un caprice ? Où est le problème, si ça fait du bien ?
 
Ah.....les caprices ! Encore un vilain mot entendu dans la bouche de ces gens qui ne comprennent pas mes petites merveilles !
 
Et pourtant, n'auraient-ils pas raison ? N'est-il pas plus facile de voir les défauts chez l'autre que chez soi-même ? Leur point de vue ne mérite-t-il pas qu'on s'y arrête ?
 
Pour l'analyser, il faut déjà comprendre ce qu'est l'affectivité.
 
L'affectivité, encore un gros mot, nous pousse à vouloir faire plaisir, à être aimé, et nous freine dans notre rôle de parents et de tuteurs. L'affectivité nous plombe dans l'inertie, comme le fait de ne pas vouloir se battre.
" Pas ce soir ! "
 
Mais s'agit-il de se battre contre ses enfants ou contre ses faiblesses ? 
 
Et c'est parti ! Vous venez de mettre le doigt dans l'engrenage, de faire le bon réglage optique pour voir un caprice, puis deux, puis trois, des knacki, la télé, les jeux, le téléphone, les câlins on découvre autant d'habitudes prises qui rendent nos enfants dépendants et finalement capricieux.
 Il faut alors comprendre d'où vient l'erreur et la corriger. Trouver l'équilibre, le juste milieu qui permet de ne pas interdire (autoritarisme pur et dur )et de rester maître (ne pas céder aux petits démons). 
Donner les clés à nos enfants pour qu'eux même puissent faire les bons choix, qu'ils puissent entendre leur ange et ainsi devenir libres et autonomes.
 
"Oui, mais...ça fait du bien de suivre ses habitudes ! Et c'est pratique"
 
Mais voilà, si les habitudes sont vites adoptées, elles peuvent être en revanche longues et difficiles à rectifier, à  abandonner ! 
Les plaisirs sont si bons...
Et l'accoutumance se fait rarement au profit d'une chose désagréable !
Faites le "mal", cela commence toujours par un bien ;
faites le "bien",cela commence toujours par un mal ! 
 
Et donc les crises de nerfs, les pleures et les bouderies répondent instinctivement à l'arrachement. Puis vient le temps du silence et de l'acceptation pour arriver enfin au détachement.
 
Résultat : 1 partout.
 
Mais le match n'est pas nul, bien au contraire.
C'est une Victoire ! 
Une victoire pour l'expérience qui servira de référence.
Cette expérience est comme une petite lumière qui illuminera le "tableau de bord intérieur" de chacun.
Car parents ET enfants grandissent ensemble.
 
Un grand homme a dit :
"Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends" (Nelson Mandela )
 

Émilie.